Il accapare mes pensées H24, il me manque, j'aimerai souvent qu'il soit là. Mais qu'est-ce que ca veut dire exactement? J'ai peur qu'il s'attache un peu trop comme c'est souvent le cas. J'ai peur moi aussi de m'attacher, d'aimer peut-être, mais je ne suis pas sure de savoir aimer encore.
J'aime sa présence, j'aime les moments que nous avons passé ensemble dans le Morbihan. Je voudrai m'enfuir de cette région horrible dans laquelle nous vivons. J'aimerai parfois m'enfuir avec lui. Je sais qu'il serait un compagnon de route formidable. Je sais qu'il n'a pas de méchanceté, je sais qu'il n'a pas de jugement, je sais qu'il aime les jolies choses et a les mêmes valeurs et les mêmes intérêts que moi. Je lui avais dit déjà en février avant tout ça que je rêvais d'avoir "un mec comme toi".
J'ai tout mais j'ai peur d'aimer, peur de ne pas aimer. Je ne veux pas qu'il soit à moi, je ne veux pas le considérer comme tel. Je déteste qui je suis quand je suis avec quelqu'un, ces manières que j'ai parfois de régir la vie de l'autre, les reproches. Je ne veux pas être ainsi, j'ai parfois senti que ca pouvait venir. J'aime l'innocence et la liberté de ces relations, je veux que ça dure mais le temps est vicieux, le temps change les gens. Je ne veux pas le faire souffrir, je ne veux pas le décevoir, j'aimerai garder cette naîveté pour toujours, j'aimerai qu'il cfroit vraiment que je suis comme ça tout le temps. Mais comme un poison en moi je ne peux m'empêcher de vouloir changer les gens sur certaines choses, et je déteste cette personne que je suis.
Je veux laisser chacun libre, et lui en particulier, je veux qu'il ne me doive rien, qu'il ne se justifie de rien, je veux qu'il soit heureux, je veux le protéger sans cesse de la cruauté du monde et de l'homme, du désenchantement, de moi-même.
Je veux que Y disparaisse définitivement de mon esprit, l'absence de D rend difficile cette étape. Mais je pense beaucoup plus à D qu' a Y.
J'ai envie de pleurer pour ce monde, pour ces atrocités. Je me sens seule, mais pas tant non plus. Je suis une éternelle insatisfaite ou peut-être une éternelle idéaliste. Ma psy m'a dit de ne pas porter de jugement sur moi-même, on n'est pas si ou ça. Mais je me sens mille fois plus instable et changeante que quiconque. Je déteste de pouvoir changer si vite, si rapidement, me passionner puis me désintéresser.
Je n'étais plus obsédée par la nourriture en revenant de mon week end magique, puis c'est revenue un peu, puis non. Au cours d'une même journée je peux avoir envie de tout ou de rien. Je rejette la cigarette, la bouffe, l'alcool, j'ai envie de rien, jme sens fade, le sport c'est dur aussi. Aurais-je éternellement des tourments? Serais-je un jour heureuse et satisfaite.
D est le petit coeur qui est venu égayer ma vie, il ne m'est pas arrivé quelque chose d'aussi beau et simple depuis bien longtemps. J'ai peur de tout gâcher.
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